As-Salât ou prière cultuelle — Le patrimoine immatériel religieux du Québec

Récit de pratique cérémonielle ou cultuelle

As-Salât ou prière cultuelle

Tradition: Islam
Appartenance: Islam
Groupe: Musulman
Paroisse, congrégation ou équivalent: Association musulmane la Paix

Classé sous Pratique religieuse (9300), Pratique de communication religieuse (9350), Prière (9352)
et sous Pratique religieuse (9300), Pratique de communication religieuse (9350), Langue sacrée (9351).

Description


Mains en position de prière
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La prière cultuelle (salât) est le second pilier de l'islam. Elle incombe à chaque individu et a lieu, de préférence à la mosquée, cinq fois par jour; elle requiert, avant son accomplissement, une purification rituelle par ablution (al-wudû').


Le wudû' s'effectue selon un ordre bien précis. On doit d'abord avoir l'intention, ensuite se laver les mains trois fois en commençant par la droite, se rincer la bouche trois fois, renifler l'eau et la rejeter trois fois, se laver le visage trois fois, se laver les avant-bras jusqu'au coude trois fois, s'essuyer la tête, avec les mains mouillées, de la partie supérieure du front jusqu'à la nuque et dans le sens inverse, s'essuyer les oreilles à l'intérieur et à l'extérieur, avec les mains mouillées, se laver les pieds jusqu'aux chevilles, en commençant par le droit. Finalement, on récite l'invocation suivante : «J'atteste qu'il n'y a point d'autre divinité qu'Allah l'Unique, sans associé aucun; et j'atteste que Muhammad est son serviteur et son messager. Ô Allah fais que je sois de ceux qui se repentent et de ceux quise purifient.»


Si l'eau fait défaut, on recourt, à l'aide de terre, de sable ou de pierres propres, à la lustration pulvérale (tayammum) qui se fait comme suit : on tapote des mains la pierre (ou le sable) et on se les passe sur le visage; on tapote une seconde fois la pierre et on frotte doucement la main droite et l'avant-bras jusqu'au coude et on fait de même avec la main et l'avant-bras gauches. Il faut noter que pour les musulmans, la pureté du corps va de pair avec celles du vêtement et du lieu où s'accomplit la prière, d'où le recours au tapis de prière.


L'ablution est annulée en cas d'urine, d'excréments ou de gaz, de toucher du sexe, de sommeil profond, d'évanouissement ou de perte de conscience.


Chaque prière cultuelle est précédée d'un appel ('âdhân) effectué par le muezzin du haut du minaret, lorsqu'il existe, ou à l'intérieur de la mosquée lorsqu'il fait défaut.


Les cinq prières quotidiennes sont : la prière de l'aube (fajr) –ou du matin (subh)–, celle de midi (dhuhr), celle de l'aprè-midi ('asr), celle du coucher du soleil (maghrib) et celle du soir ('ishâ'). Chaque prière compte deux, trois ou quatre rak'as ou cycles. La prière de l'aube (ou du matin) comprend deux rak'as, celle de midi, quatre, celle de l'après-midi, quatre, celle du coucher du soleil, trois, celle du soir, quatre. La prière du vendredi, qui remplace celle de midi, se compose de deux rak'as.


Avant le cycle, on se met debout, face à la qibla (direction de la Mecque), avec l'intention de faire la prière et on prononce la iqâma (annonce de la prière). Le cycle se déroule comme suit : on prononce la takbîra en disant : «'Allâhu-'akbar» (Dieu est grand), les mains levées à la hauteur des épaules, paumes en avant; on place la main droite sur la main gaucheau niveau de la poitrine et on récite, à voix basse, la fâtiha, la première sourate du Coran, qu'on termine en disant : «Amen». Ensuite, on récite, à voix haute, un passage coranique ou une sourate courte; on prononcele takbîr, en amorçant une inclination et en levant les mains comme la première fois; on incline le buste, en posant les mains sur les genoux et endisant trois fois le tasbîh : «Subhâna rabbî-l-'adhîm» (Gloire à mon Seigneur, le Majestueux); on se lève pour se remettre debout, bien droit, en levant les mains à la hauteur des épaules et en disant : «Sami'a-Llâhuliman hamidah» (Allah entend celui qui le loue). Une fois debout, on dit : «Rabbanâ wa laka-l-hamd» (Seigneur, la louange est à toi». On prononce, ensuite, le takbîr, en amorçant une prosternation (sajda).En se prosternant, on dit trois fois le tasbîh suivant : «Subhânarabbiya-l-'a'lâ» (Gloire à mon Seigneur, le Très-Haut); on prononce le takbîr, tout en se relevant pour s'asseoir un moment sur le pied gauche, les mains sur les genoux; on effectue une seconde prosternation tout comme la première; on se relève debout en prononçant le takbîr pour effectuer le cycle suivant. Après la deuxième prosternation, on reste assis et, en levant l'index de la main droite, on prononce le tashahhud : «Les salutations sont à Allah ainsi que les prières pures et les bénédictions. Que le salut soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Dieu et ses bienfaits. Que le salut soit sur nous et sur les pieux adorateurs de Dieu. J'atteste qu'il n'y a point d'autre divinité qu'Allah et j'atteste que Muhammad est son serviteur etson messager.» Après le tashahhud, on récite une prière sur le Prophète : «Ô Allah, accorde le salut à Muhammad ainsi qu'à sa famille,comme tu l'as accordé à Abraham et sa famille, et bénis Muhammad ainsi que sa famille, comme tu as béni Abraham et sa famille. Dans les univers, tu es digne de louanges et de glorifications.» Finalement, on clôture la prière enprononçant, à voix haute, le taslim (salutation), en tournant le visage une fois vers la droite, puis encore une fois vers la gauche : «'Assalâmu'alaykum wa rahmatu-Llâh» (Que la paix soit sur vous ainsi que la miséricorde d'Allah).


Les cycles du fajr se font à voix haute, ceux du dhuhr et du 'asr, à voix basse, les deux premiers cycles du maghrib, à voix haute et le dernier, à voix basse, les deux premiers cycles du 'ishâ', à voix haute et les deux derniers, à voix basse.

Localisation

Municipalité: Montréal
Région administrative: 06 Montréal
Lieu: Mosquée Assalam, 8988-8992 Boul. St-Michel , Montréal
Téléphone: 514-554-7871
Site Web: http://montrealarabic.com/assalem/index_fr.php

Source

Radouane Chakir
Titre, rôle et fonction : Radouane Chakir, imam bénévole à la Mosquée Assalam à Montréal.

Enquêteurs : Ahmed Sdiri, Roseline Bouchard
Date d'entrevue : 21 mai 2011


Partenaires

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