Les pratiques alimentaires en islam — Le patrimoine immatériel religieux du Québec

Récit de pratique culturelle

Les pratiques alimentaires en islam

Tradition: Islam
Appartenance: Islam
Groupe: Musulman soufiste
Paroisse, congrégation ou équivalent: Centre soufi Naqshbandi de Montréal

Classé sous Organisation religieuse (9200), Communauté (9240), Pratique alimentaire (9244).

Description


Repas au centre soufi 1
© IPIR 2011 Soumis à copyright

Le Prophète Muhammad jeûnait fréquemment et se contentait souvent d'une nourriture frugale. Il avait également l'habitude de partager ses repas et d'honorer ses invités. De ce fait, il est préférable de prendre un repas en commun que de manger seul, comme il est fortement conseillé d'observer les bonnes manières de table ('âdâbal-'akl) : s'asseoir, prononcer la basmala, manger avec la main droite, éviter les manières impropres, engager la conversation et louer Allah à la fin du repas.


En plus du lait, des dattes et du pain d'orge, le Prophète appréciait la courge, le coing, le concombre, la chicorée (hindibâ'), les bettes (silq), le vinaigre, le sel, les sucreries et le miel; il accordait également beaucoup d'importance aux vertus thérapeutiques des aliments. Cela explique, en partie, la raison pour laquelle l'alimentation musulmane a mis de l'avant une diététique qui va de pair avec une harmonie entre le physiologique, le psychique et le spirituel. D'où une cuisine fondée sur la recherche d'un équilibre alimentaire, où chaque mets possède des propriétés déterminées. C'est cet aspect, entre autres, qui a permis à l'alimentation musulmane d'exercer une influence considérable sur l'Europe du Moyen Âge.


En islam, le caractère bénéfique de l'alimentation est très important. C'est pourquoi Allah, dans le Coran (II, 173), va déclarer licite (halâl) toute bonne nourriture et illicite (harâm), toute nourriture nocive ou immonde. D'où les interdictions qui frappent le sang, la chair d'un animal mort ou tué sans qu'il soit soumis au mode et aux conditions de l'abattage rituel, le porc et les animaux consacrés à une divinité païenne. S'ajoutent aussi les boissons alcoolisées. Néanmoins, l'indulgence est accordée en cas des transgressions dues à une contrainte ou à une force majeure.


Le Prophète Muhammad a aussi recommandé de ne manger que si on a faim, de le faire avec modération et d'éviter l'excès de nourriture. Chez certains soufis qui pratiquent l'ascétisme, on note plus qu'une observance rigoureuse de cette recommandation, puisque certains ascètes vont jusqu'à se satisfaire d'eau et de quelques olives.

Apprentissage et transmission


Repas au centre soufi 2
© IPIR 2011 Soumis à copyright

M. Hussein Todd Friedmann est un murîd de l'ordre naqshbandi; il a pris des cours dans une école de cuisine. Il a, par ailleurs, lu beaucoup de livres sur l'alimentation et la cuisine musulmanes, notamment celui de Hajjah Nazihe Adil Kabbani, Heavenly Foods.

Localisation

Municipalité: Montréal
Région administrative: 06 Montréal
Lieu: Centre soufi Naqshbandi de Montréal, 138, Rue Fairmount Ouest, Montréal, H2T 2M5
Téléphone: (514) 270-9437
Site Web: http://www.naqshbandi.ca/

Source

Hussein Todd Friedmann
Titre, rôle et fonction : Hussein Todd Friedmann est membre du Centre Soufi Naqshbandi de Montréal
Lien avec la pratique : M. Hussein Todd Friedmann est un murîd de l'ordre naqshbandi; il a pris des cours dans une école de cuisine. Il a, par ailleurs, lu beaucoup d'ouvrages sur l'alimentation et la cuisine musulmanes.

Enquêteurs : Ahmed Sdiri, Roseline Bouchard
Date d'entrevue : 28 novembre 2011


Partenaires

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