Récit de pratique culturelle

Enseignement de la musique à la Congrégation de Notre-Dame

Tradition: Christianisme
Appartenance: Catholicisme (rite latin)
Diocèse, association ou regroupement: Diocèse de Montréal
Communauté religieuse: Congrégation de Notre-Dame

Classé sous Organisation religieuse (9200), Mission (9260), Oeuvre (9262).

Historique général


Enseignement de la musique
© Archives C.N.D., soumis à copyright

L'École normale de musique de la Congrégation de Notre-Dame s'inscrit dans les années 1950, dans l'horizon plus large des écoles de musique supérieures sous la direction de plusieurs communautés religieuses. On y retrouvait l'enseignement individuel de l'instrument et la formation des professeurs de musique pour le secteur privé. En 1950 à l'Université de Montréal, on ouvre la Faculté de musique, ce qui va contribuer à unifier certains programmes de musique des écoles de musique supérieures et à établir des standards de niveaux. La Congrégation de Notre-Dame, fidèle à sa mission pédagogique, est au coeur d'un nouveau processus d'élaboration et de perfectionnement de divers programmes d'éducation musicale qui tiendront compte des besoins du secteur public dans le contexte de l'application du rapport Parent de 1960, c'est-à-dire, la démocratisation de l'enseignement musical intégré à l'horaire scolaire dans le cadre de cours collectifs.

Description


Enseignement du chant
© Archives C.N.D., soumis à copyright

Pleinement à l’évolution de l’enseignement de la musique, et ce, dans deux directions : l’élaboration d’un programme d’éveil musical destiné aux enfants en bas âge et une formation pédagogique musicale spécialisée pour les futures jardinières d’enfants. En 1964, on assiste à l’introduction de l’enseignement de la musique dans les écoles publiques et à la démocratisation de l’enseignement musical, à la suite de la création du ministère de l’Éducation. Le Ministère approuve la création d’un centre de recherche en pédagogie musicale à l’École normale de musique de Westmount. Entre 1970 et 1976, à Villa-Maria, une autre école de la Congrégation, on poursuit des expériences quotidiennes en pédagogie chorale, au primaire, avec des spécialistes invités venus de l’extérieur. Durant cette période très laborieuse, l’École normale de musique de la Congrégation de Notre-Dame occupe un rôle de premier plan dans la démocratisation de l’enseignement musical au Québec.

De nouvelles méthodes sont instaurées, des étudiants-maîtres sont formés puis engagés par le ministère de l’Éducation pour de nouveaux programmes, tels un programme radiophonique pour les trois premières années du primaire radiodiffusé chaque semaine, dans toutes les écoles du Québec. On crée également des laboratoires pour l’enseignement collectif de l’instrument, en utilisant les avantages des nouvelles technologies (comme le piano électronique) et on propose l’ouverture de classes spéciales mi-académiques, mi-musicales en musique à l’instar de la Hongrie. Une autre direction du développement fut l’usage de la musicothérapie en milieu scolaire, surtout pour l’éducation d’enfants en difficulté. Les cours d’été intensifs dans le but de former des enseignants en musique instaurés depuis 1949 connurent un essor nouveau à partir de 1964 dans le contexte des nouvelles perspectives du ministère de l’Éducation. En 1970, l’Université de Montréal ne reconnaît plus la formation en musique des élèves provenant des écoles supérieures de musique, ce qui provoque leur fermeture massive au Québec. Entre 1970 et 1976, l’École normale de musique est sollicitée pour une collaboration avec la nouvelle Université du Québec à Montréal en tant que module de musique par contrat de service avec l’UQÀM pour la formation des maîtres en musique. En 1972, l’entité administrative : l’Institut pédagogique dans laquelle était insérée l’École normale de musique, a été réduite à celle du Collège Marguerite-Bourgeoys pour la formation au niveau collégial.

À partir de 1976, l’École normale de musique transporte ses activités d’enseignement : la section formation des maîtres est intégrée en tant que module de musique à l’UQÀM, et la création de l’École préparatoire de musique de l’UQÀM prend en charge les activités d’éveil et d’enseignement musical des niveaux préscolaire à pré-universitaire, tout en coordonnant des concentrations en musique dans plusieurs écoles publiques du Québec.

En 1966, l’École normale de musique est présente dans la fondation de la FAMEQ (Fédération des Associations de musiciens éducateurs du Québec). En 1980, sœur Marcelle Corneille fonde, à l’UQÀM, un Chapitre du Québec en tant que section francophone de l’Association « Music for Children Carl Orff Canada Musique pour Enfants » qui connaît aujourd’hui une belle relève.

Localisation

Municipalité: Montréal
Région administrative: 06 Montréal
MRC: Communauté métropolitaine de Montréal
Lieu: Maison mère de la Congrégation de Notre-Dame, 2330, rue Sherbrooke Ouest, Montréal, H3H 1G8
Téléphone: 514 931-5891
Site Web: http://www.cnd-m.org

Source

Soeur Marcelle Corneille
Lien avec la pratique : Soeur Marcelle Corneille a enseigné la musique et, à partir de 1957, elle fut directrice de l'École normale de musique de Westmount. Elle a collaboré à l'élaboration du plus important programme ministériel d'introduction de la musique dans les écoles publiques du Québec.

Enquêteurs : Maude Redmond Morissette, Alina Nogradi
Date d'entrevue : 13 mars 2009


Partenaires

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