Le rôle d'infirmière-chef chez les Petites Soeurs de la Sainte-Famille — Le patrimoine immatériel religieux du Québec

Récit de pratique culturelle

Le rôle d'infirmière-chef chez les Petites Soeurs de la Sainte-Famille

Tradition: Christianisme
Appartenance: Catholicisme (rite latin)
Diocèse, association ou regroupement: Diocèse de Sherbrooke
Communauté religieuse: Petites Soeurs de la Sainte-Famille

Classé sous Organisation religieuse (9200), Communauté (9240), Pratique technique et artistique (9245)
et sous Organisation religieuse (9200), Mission (9260), Oeuvre (9262).

Historique général


Sr Marie-Paule Baillargeon, infirmière chef chez les Petites Soeurs de la Sainte-Famille
© IPIR 2009, soumis à copyright

Lorsque la maison générale a été construite en 1930, une infirmerie a été installée pour les sœurs atteintes de tuberculose. L’infirmerie contenait une salle d’opération et un laboratoire, comme un véritable hôpital. Les sœurs qui devaient se faire opérer s’y rendaient. Plusieurs sœurs détenaient des formations d’infirmière. Aujourd’hui, l’infirmerie n’a que l’essentiel pour les soins des malades. Si autrefois les soins étaient prodigués par des religieuses, depuis 2004, le personnel est laïc.

Description


Moment de prière au petit oratoire, Aile Paradis
© IPIR 2009, soumis à copyright

Le rôle de l’infirmière-chef est une obédience qui s’accomplit au nom de la communauté, donc toujours en tant que membre des Petites Sœurs de la Sainte-Famille. L’infirmière-chef a pour fonction, entre autres choses, de gérer et de coordonner le personnel laïc. Elle voit à ce que la vie religieuse et spirituelle soit respectée et incite le personnel à tenir compte de la vie communautaire. Les soeurs sont accompagnées tout au long de leur maladie par la prière. La vie commune telle que l’appartenance à un groupe, à leur supérieure et à leurs compagnes, est importante car, même dans la maladie, elles font toujours partie de la communauté.

L’infirmière-chef se réserve surtout l’accompagnement des sœurs en fin de vie. Elle s'assure de la présence d’une soeur auprès d’elles dans les derniers moments. Une infirmière laïque s’occupe du suivi médical des sœurs. Elle accompagne les malades et reste à l'écoute de leurs besoins.
Outre la gestion du personnel et l’accompagnement des sœurs en fin de vie, elle endosse les décisions avec les médecins. Elle consulte et informe aussi les familles, car, au niveau communautaire, toute décision relève de la communauté lorsque la personne malade n’est plus apte à prendre des décisions éclairées. Elle garde donc un contact étroit avec les familles et les invite à rendre visite aux religieuses. Mère Marie-Léonie considérait qu'il était important de maintenir un lien avec la famille d'origine.
L’infirmerie est munie de quarante-huit lits. Les soeurs vivent seules ou à deux ou quatre par chambre. Le personnel est disponible 24 heures par jour et l’équipement est adapté aux soins gériatriques. Une salle de récréation est mise à la disposition des sœurs pour écouter la télévision ou la messe, le matin, lorsqu’elles ne peuvent se rendre à la chapelle. Des sœurs s’occupent de l’animation et des activités communautaires pour l’infirmerie, afin d’insuffler un air de gaieté de temps à autre et les jours de grandes fêtes.

Localisation

Municipalité: Sherbrooke
Région administrative: 05 Estrie
MRC: Hors MRC
Lieu: Maison générale, 1820, rue Galt Ouest, Sherbrooke, J1K 1H9
Téléphone: 819 823-0345
Télécopieur: 819 562-2578
Site Web: http://www.centremarie-leonieparadis.com

Source

Soeur Marie Paule Carrier
Titre, rôle et fonction : Infirmière-chef chez les Petites Soeurs de la Sainte-Famille, soeur Marie Paule est en charge de l'infirmerie pour les grandes malades à la maison générale et elle accompagne les religieuses en fin de vie.

Enquêteurs : Stéphanie Teasdale, Marie-Claude Paradis
Date d'entrevue : 2 mars 2009


Partenaires

La réalisation de l’Inventaire du patrimoine immatériel religieux a été rendue possible grâce à l’appui de six partenaires: