Récit de lieu

La crypte de l'église Notre-Dame-de-Saint-Roch

Tradition: Christianisme
Appartenance: Catholicisme (rite latin)
Diocèse, association ou regroupement: Diocèse de Québec
Paroisse, congrégation ou équivalent: Notre-Dame-de-Saint-Roch (Québec)

Classé sous Pratique religieuse (9300), Pratique rituelle (9320), Rite de passage (9321)
et sous Pratique religieuse (9300), Espace religieux (9270), Lieu sacré (9273).

Historique général


L'entrée de la crypte
© IPIR, 2009, soumis à copyright

Aux premiers temps de l'Église, une église était construite au-dessus du tombeau d'un martyr. De plus, avant le Concile, un prêtre exerçait toute sa vie dans la même paroisse. Il y avait donc une signification particulière à être enterré sous le choeur de l'église. Ces raisons ne sont plus valables aujourd'hui. Un prêtre exerce différents mandats au cours de son vicariat et il préférera être enterré dans sa région natale, là où il a vécu sa foi. La crypte de l'église Notre-Dame-de-Saint-Roch date sans doute de l'époque de la création de l'église Saint-Roch (1914). L'année 1954, inscrite à l'entrée, correspond à la date du réaménagement de l'église. Des corps enterrés dans le cimetière devant l'église y ont été transférés à cette époque. Autrefois, les espaces d'inhumation étaient réservés à des dignitaires. Aujourd'hui ils sont offerts à toute personne qui en fait la demande et les espaces peuvent être achetés au même prix que dans un cimetière. Le coeur de Mgr Plessis, l'évêque qui a fondé la desserte, repose dans la crypte de l'église Notre-Dame-de-Saint-Roch.
Il est très rare de voir une crypte encore en activité car, depuis un certain nombre d'années, le droit d'enterrer les défunts dans les églises n'existe plus, puisque le clergé a préféré favoriser les cimetières. La crypte de la basilique de Québec, elle, est réservée aux prêtres et évêques.

Description


L'intérieur de la crypte
© IPIR, 2009, soumis à copyright

La crypte est visitée durant la saison touristique, incluse dans le circuit du parcours de l'église Saint-Roch. Elle se trouve au sous-sol, et elle est uniquement accessible en présence d'un accompagnant, étant donné le nombre de corridors pour s'y rendre. Elle est ouverte sur demande aux familles des proches, et le 2 novembre, jour des Morts. Contrairement à un cimetière, on ne peut y déposer ni fleurs ni offrandes. Cependant, quelques plaques sont personnalisées et portent une inscription particulière. La cérémonie des funérailles a lieu dans l'église et l'inhumation dans la crypte, de la même manière que dans un cimetière. Un autel de célébration se trouve au fond du couloir, mais on n'en fait pas vraiment usage, car les funérailles se déroulent dans l'église.

Les espaces sont ouverts sans ordre hiérarchique, mais certains espaces libres sont déjà réservés. Quand il s'agit d'un corps, l'entrée du caveau est cimentée. Quand il s'agit d'une urne, la plaque portant le nom du défunt est simplement vissée. On peut ainsi introduire plusieurs urnes dans un même caveau.
Les curés de la paroisse sont généralement enterrés ici. Une plaque a été apposée pour ceux qui ont été enterrés ailleurs. Par exemple, le curé Charest, troisième curé de Saint-Roch, qui a donné son nom au boulevard Charest repose dans cette crypte. Il a exercé entre 1939 et 1976, période au cours de laquelle trois grands incendies ont frappé le quartier. Il s'est beaucoup occupé des gens démunis après cette tragédie. Une châsse contient le coeur de Mgr Plessis, l'évêque qui a fondé la desserte Saint-Roch. Entre 1811 et 1826, la desserte était rattachée à la cathédrale, avant de devenir une paroisse.

Localisation

Municipalité: Québec
Région administrative: 03 Capitale-Nationale
MRC: Communauté métropolitaine de Québec
Lieu: Église Saint-Roch, 590, rue Saint-Joseph Est, Québec, G1K 3B8
Téléphone: 418 524 3577
Site Web: http://www.saint-roch.qc.ca

Source

Père Réal Grenier
Titre, rôle et fonction : Curé de la paroisse Saint-Roch
Lien avec la pratique : Officiant de la cérémonie des funérailles

Enquêteurs : Marie Renier, Daniela Moisa
Date d'entrevue : 3 novembre 2009

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