Le charisme des Soeurs de Saint Joseph de Saint Vallier — Le patrimoine immatériel religieux du Québec

Récit de pratique culturelle

Le charisme des Soeurs de Saint Joseph de Saint Vallier

Tradition: Christianisme
Appartenance: Catholicisme (rite latin)
Diocèse, association ou regroupement: Diocèse de Québec
Communauté religieuse: Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier

Classé sous Pratique religieuse (9300), Pratique spirituelle (9330), Guide spirituel (9331)
et sous Organisation religieuse (9200), Mission (9260), Oeuvre (9262).

Historique général


Soeur Berthe Fortin, Supérieure générale
© IPIR, 2009, soumis à copyright

Le fondateur de la communauté, le père Jean-Pierre Médaille, qui était jésuite et missionnaire, établit la communauté des Soeurs de Saint-Joseph en1650 au Puy-en-Velay. La France était alors dévastée par les guerres de religion et le père Médaille constatait les besoins en matière d'éducation, de soins des malades et des démunis. Il ne voulait pas que les soeurs soient cloîtrées comme elles l'étaient dans toutes les congrégations de l'époque. Il les voulait sans fondateur, qu'elles soient aussi discrètes que possible.

Le père Médaille avait donné comme consigne aux Soeurs de Saint-Joseph d'aller vers les miséreux, partout où il y avait des besoins. Le fondateur a voulu une communauté effacée, à l'image de Joseph, une communauté qui se dépouille pour entrer en communion avec Dieu et le prochain. Ainsi, le père Médaille n'était même pas reconnu à titre de fondateur, mais il fut reconnu comme celui qui institua saint Joseph comme patron de la communauté. Saint Joseph est en effet un modèle d'humilité et d'unité familiale; il s'est totalement effacé pour la gloire de son fils.

Description


Le père fondateur, Jean-Pierre Médaille
© IPIR, 2009, soumis à copyright

La Congrégation des Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier n'a pas fondée pour une oeuvre en particulier, mais pour agir là où il y a des besoins. Le charisme des Soeurs de Saint-Joseph est unifiant et se base sur ce que le père Médaille appelait «rassembler les enfants de Dieu dispersés».

La première mission des soeurs est de travailler à la communion des êtres humains entre eux et avec Dieu, et d'agir dans la société, là où il y a des besoins. À leur arrivée au Canada, en 1903, l'Archevêque de Québec, Mgr Louis-Nazaire Bégin confia aux Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier l'éducation dans les paroisses. Les soeurs ont un programme annuel d'animation communautaire pour chaque pays où elles se trouvent, et qui leur permet de s'organiser collectivement. Cette animation communautaire rassemble toutes les communautés et leur permet de se livrer à un travail de discernement par lequel elles décident des lieux d'exercice de leur charisme.

C'est ainsi que de moins en moins actives dans l'enseignement, les soeurs se sont impliquées dans les soins aux malades, puis dans différentes oeuvres à vocation pastorale, sociale et humanitaire durant les années 1980.

Apprentissage et transmission


Les premières constitutions imprimées à Vienne en 1694
© IPIR, 2009, soumis à copyright

Aujourd'hui, les oeuvres fondées par les communautés ou par leurs membres se poursuivent et sont gérées essentiellement par des laïcs et des salariés. Les soeurs, dans la mesure de leur capacité, restent actives au conseil d'administration de ces oeuvres.

Localisation

Municipalité: Ville de Québec
Région administrative: 03 Capitale-Nationale
Lieu: Maison mère de la communauté , 560, chemin Sainte-Foy, Québec, G1S 2J5
Téléphone: 418 681 7361
Télécopieur: 418 681 7364
Site Web: http://www.saint-joseph-fed.org/ssj_st_vallier.htm

Source

Soeur Berthe Fortin; soeur Édith Blais, soeur Madeleine Belec, soeur Louise Gauthier
Titre, rôle et fonction : Soeur Berthe Fortin est supérieure générale
Lien avec la pratique : Soeur Édith Blais, soeur Madeleine Belec et soeur Louise Gauthier ont été fondatrices et initiatrices d'associations caritatives.

Enquêteurs : Marie Renier, Daniela Moisa
Date d'entrevue : 21 avril 2010


Partenaires

La réalisation de l’Inventaire du patrimoine immatériel religieux a été rendue possible grâce à l’appui de six partenaires: