Être buandière chez les Soeurs de l'Assomption de la Sainte Vierge — Le patrimoine immatériel religieux du Québec

Récit de lieu

Être buandière chez les Soeurs de l'Assomption de la Sainte Vierge

Tradition: Christianisme
Appartenance: Catholicisme (rite latin)
Diocèse, association ou regroupement: Diocèse de Nicolet
Communauté religieuse: Soeurs de l'Assomption de la Sainte Vierge

Classé sous Organisation religieuse (9200), Communauté (9240), Pratique technique et artistique (9245).

Historique général


Sr Lucie Baron
© Cliché IPIR 2010, soumis à copyright

Les communautés religieuses possédaient sur place tous les services nécessaires au bon fonctionnement de l'institution. La buanderie était un service assuré par les religieuses. Au début, les religieuses travaillaient à tour de rôle dans la buanderie, elles étaient une dizaine. La buanderie s'occupait du lavage des draps, des linges de table, des tabliers, des jupons, des couvertures. Plus tard, la maison de Montréal commence à faire laver son linge à Nicolet, l'École normale et la maison Sainte-Monique en font autant. Dans les années 1980, des employés laïcs sont venus remplacer les religieuses à la buanderie.


Quand soeur Lucie est arrivée à la buanderie, elle était déjà située à l'endroit actuel. Il y avait des fers à repasser dans tout l'espace qui est vide aujourd'hui. Il ne reste que les traces des tables au sol. Les tables à repasser ont été enlevées récemment quand les nouvelles laveuses ont été installées. Les choses ont bien changé depuis le début de la congrégation. Les machines, tout d'abord, exigent désormais des savons spéciaux et liquides et elles disposent de différents programmes de lavage en fonction du textile. 

Description


Séchoirs
© Cliché IPIR 2010, soumis à copyright

Deux jours par semaine étaient consacrés au lavage. Les autres étaient consacrés au repassage et au pliage du linge. C'était un travail fatigant : les religieuses devaient beaucoup marcher et elles pouvaient rarement s’asseoir. Le linge arrivait dans des charriots en plusieurs lots, à 7h00 et à 9h30. Le linge devait être trié, deux ou trois personnes étaient nécessaires pour cette tâche. Quand le linge était prêt, il était placé dans la grosse machine, qui comprenait deux compartiments ; chacun recevait un chariot. Dans d'autres machines plus petites étaient lavées les serviettes ainsi que le linge de vaisselle. Quand les serviettes sortaient de la laveuse, elles étaient placées dans une « secoueuse ». Les séchoirs sont semblables à des placards, dans lesquels le linge humide est placé. Un ventilateur disperse la chaleur qui provient d'un réseau calorifère à vapeur. Le linge n'était pas complètement séché, ce qui facilitait le repassage. Le linge était placé dans un chariot, puis dans la repasseuse, appelée la « calandre ». Une presse plus petite permet, encore aujourd'hui, le repassage des petites pièces. Tout le linge de maison est lavé, séché, plié, puis trié sur les tables, en fonction de leur provenance. 


Aujourd'hui, les religieuses viennent laver leur linge personnel dans des laveuses domestiques équipées de sécheuses, installées dans le local de la buanderie. La buanderie prend en charge tout le linge de lit et de cuisine de la maison mère et des infirmeries. Le repassage est toujours effectué avec la « calandre », qui est maintenant électronique.

Localisation

Municipalité: Nicolet
Région administrative: 17 Centre-du-Québec
MRC: Nicolet-Yamaska
Lieu: Nicolet, 251, rue Saint-Jean-Baptiste, Nicolet, J3T 1X9
Téléphone: (819) 293-2011
Télécopieur: (819) 293-2011
Site Web: http://www.sasv.ca/

Source

Soeur Lucie Baron
Titre, rôle et fonction : Responsable de la buanderie

Enquêteurs : Maude Redmond-Morrissette, Isabelle Becuywe
Date d'entrevue : 13 janvier 2010


Partenaires

La réalisation de l’Inventaire du patrimoine immatériel religieux a été rendue possible grâce à l’appui de six partenaires: