Soeurs de l'Enfant-Jésus de Chauffailles — Le patrimoine immatériel religieux du Québec

Présentation de la communauté

Soeurs de l'Enfant-Jésus de Chauffailles

Tradition: Christianisme
Appartenance: Catholicisme (rite latin)
Diocèse, association ou regroupement: Diocèse Ste-Anne-de-la-Pocatière
Communauté religieuse: Soeurs de l'Enfant-Jésus de Chauffailles

Classé sous Organisation religieuse (9200), Communauté (9240), Récit fondateur (9241).

Description


Maison mère à Chauffailles, France
© Archives Soeurs de l'Enfant-Jésus de Chauffailles, soumis à copyright

La Congrégation des Sœurs de l'Enfant-Jésus de Chauffailles prend ses origines de la Société des Dames de l'Instruction, fondée au Puy, en France, en 1667. Les dames de cette société enseignaient auprès de la jeunesse à la suite d'un simple engagement. Toutefois, au début du 19e siècle est adoptée la dénomination des Religieuses du Saint-Enfant-Jésus du Puy. Au même moment, en 1801, à Laussonne, naît Reine Antier. À 18 ans, elle fait son entrée dans la Congrégation. En 1846, pour répondre à une insistante sollicitation venant du diocèse d'Autun, la supérieure du Puy envoie mère Reine Antier et sept autres religieuses prendre la direction de l'école des filles, à Chauffailles. Rapidement, elles fondent un noviciat qui devient florissant : « Dès 1857, l'évêque d'Autun fait les démarches nécessaires pour détacher la communauté de Chauffailles de celle du Puy. Les pourparlers durèrent deux ans. Quelle angoisse pour mère Antier !» C'est alors qu'elle part consulter le curé d'Ars qui la rassure en lui disant que « le Bon Dieu la veut à Chauffailles ».  Finalement, la Congrégation des Sœurs de l'Enfant-Jésus de Chauffailles voit le jour le 14 septembre 1859. Dès 1877, mère Reine Antier envoie ses premières missionnaires au Japon. 


À son décès en 1883, à l'âge de 82 ans, mère Antier, fondatrice de la Congrégation, a permis l'ouverture de 127 établissements d'enseignement en France et au Japon. Au tournant du 20e siècle, la République française déclenche une vive offensive contre les congrégations religieuses après la loi Combes. Les autorités de la Congrégation tentent alors plusieurs démarches afin de trouver refuge dans des pays étrangers. Dès 1903, des religieuses de la communauté se réfugient en Italie. 


Il faut attendre en 1912 avant que les Sœurs de l'Enfant-Jésus de Chauffailles s'établissent au Canada, sur la Côte-Nord. Seize religieuses se répartissent à Sept-Îles, Rivière-au-Tonnerre, Pointe-aux-Esquimaux (Havre-Saint-Pierre) et Natashquan. Les conditions de vie ardues sur la Côte-Nord incitent la communauté à établir leur maison provinciale et leur noviciat à Rivière-du-Loup en 1917. Au fil des décennies, la Congrégation s’implante dans plusieurs régions du Québec. Au moment de leur arrivée au Québec, les Sœurs de l’Enfant-Jésus de Chauffailles ont toujours pour vocation première l’éducation. 


De nos jours, les religieuses ont pris leur retraite du milieu de l’enseignement. Elles restent toutefois attentives aux besoins du temps présent en s’impliquant dans les paroisses où elles sont localisées, notamment auprès des personnes âgées, des malades et se consacrent à l'évangélisation selon leur charisme. Aujourd'hui, en 2011, la maison mère des Sœurs de l’Enfant-Jésus de Chauffailles se trouve toujours à Chauffailles en France. En plus d’être présente au Canada, au Japon et en France, la Congrégation est aussi implantée en République Dominicaine depuis 1969, au Tchad depuis 1980 et au Cambodge depuis 2002.

Localisation

Municipalité: Rivière-du-Loup
Région administrative: 01 Bas-Saint-Laurent
Lieu: Maison généralice, 60 rue Saint-Henri, CP820, Rivière-du-Loup, G5R 3Z5
Téléphone: (418) 862-3087
Site Web: http://www.soeursdelenfantjesus.com

Source

Soeur Lucille Tardif
Lien avec la pratique : Originaire de Lévis, sœur Lucille Tardif est née en 1930. Elle entre chez les Sœurs de l'Enfant-Jésus de Chauffailles à 18 ans. Elle œuvre dans le milieu de l'éducation jusqu'au moment où elle est nommée supérieure générale de la Congrégation en 1980. Soeur Tardif passera alors huit années à Rome et quatre autres en France.

Enquêteurs : Isabelle Becuywe, Maude Redmond Morissette
Date d'entrevue : 4 février 2010


Partenaires

La réalisation de l’Inventaire du patrimoine immatériel religieux a été rendue possible grâce à l’appui de six partenaires: