Le Centre missionnaire Sainte-Thérèse: oeuvre de l'ordre des Capucins — Le patrimoine immatériel religieux du Québec

Récit de pratique culturelle

Le Centre missionnaire Sainte-Thérèse: oeuvre de l'ordre des Capucins

Tradition: Christianisme
Appartenance: Catholicisme (rite latin)
Diocèse, association ou regroupement: Diocèse de Montréal
Communauté religieuse: Capucins (Ordre des Frères mineurs)

Classé sous Organisation religieuse (9200), Mission (9260), Oeuvre (9262)
et sous Organisation religieuse (9200), Enseignement religieux (9360), Prosélytisme (9263).

Historique général


Frère Clifford Cogger, Directeur du Centre missionnaire Sainte-Thérèse
© IPIR 2011, soumis à copyright

L'oeuvre missionnaire tient une place importante dans l'oeuvre capucine. Les Capucins canadiens ont oeuvré en Éthiopie, en Inde, et même encore aujourd'hui, au Tchad. Le Centre missionnaire s'appelait à son origine «La procure des missions». Son objectif, en 1939, était de récolter des fonds pour soutenir les missions capucines canadiennes à l'étranger.

Le père Armand Bolduc en prend la direction en 1962 et place le centre sous le patronage de sainte Thérèse, patronne des missions. Il entreprend alors une propagande à travers tout le Canada et récolte un nombre important de dons. C'est en 1967 qu'est inauguré le Centre missionnaire Sainte-Thérèse à Montréal.


 

Description


La marche des roses, dédiée à Sainte-Thérèse, patronne des missions
© IPIR 2011, soumis à copyright

Lorsque le père Armand Bolduc prend la direction du Centre, il décide de mieux encadrer les interventions missionnaires . La revue Missionnaires ensemble, outil de communication du Centre, est publiée en trois langues. Une grande levée de fonds annuelle est organisée par l'envoi d'un calendrier. Le frère Clifford Cogger prend la relève du père Armand en 1984. Il y avait alors 50 employés et 483 000 bienfaiteurs. À cette époque, le Centre possédait sa propre imprimerie et éditait le calendrier à 500 000 exemplaires vendues à la population, 20 000 copies supplémentaires servaient à la propagation de la foi.

Très vite, les ressources ont été plus abondantes que les besoins. C'est pourquoi l'aide a été étendue à différentes provinces capucines dans le monde. Aujourd'hui, le soutien à l'activité missionnaire des Frères mineurs capucins n'a plus le même sens qu'à l'époque où plusieurs religieux oeuvraient en Inde et en Afrique. Le Centre missionnaire a donc multiplié ses engagements et agit sur différentes plans: communautaire, humanitaire, aide d'urgence en cas de catastrophe naturelle, éducation et sensibilisation. Malgré tout, le Centre missionnaire accorde toujours un soutien financier aux diocèses, aux organismes et aux Capucins du Tchad et de l'Inde et poursuit aujourd'hui encore ses engagements missionnaires.

Le Centre missionnaire apporte de l'aide financière pour la réalisation de projets de nature humanitaire, sociale, matérielle dans les pays du Sud. Ces projets sont parfois portés par des communautés religieuses mais avec le temps, les demandes émanent de plus en plus d'associations laïques. Étant une petite structure, le Centre missionnaire endosse très peu de frais administratifs. Il a aussi l'avantage de posséder un bon réseau international pour s'assurer que l'argent est utilisé à bon escient. Dans le cas du Tsunami en Asie, les Capucins habitant là-bas, on pu s'assurer rapidement du bon usage des fonds. Un comité de solidarité économique de la Curée générale de l'ordre des Frères mineurs capucins siège à Rome et il est constitué de frères de différentes nationalités. Le Centre missionnaire y apporte annuellement une cotisation et ce comité est désigné pour soutenir les projets de plus grande envergure comme la construction de couvents, écoles, ou centres sanitaires chez les capucins. L'engagement se réalise ici au niveau communautaire. Parfois, le Centre missionnaire s'associe avec d'autres fondations oeuvrant en coopération internationale, telle que la fondation Roncalli, pour se partager le financement d'un projet.

Le Centre accepte et finance une douzaine de projets sérieux par année, ce qui représente environ 1 200 000 $ par année, et correspond aux dons reçus.

Apprentissage et transmission


La revue "Missionnaires ensemble"
© IPIR 2011, soumis à copyright

Aujourd'hui, le frère Cogger est le seul religieux à oeuvrer au Centre, pour une équipe de sept employés. L'imprimerie et l'étiquettage sont réalisés par des sociétés sous-traitantes. L'âme du Centre reste liée à l'affection que l'on porte à sainte Thérèse et aux Capucins. Avec la crise, les demandes en provenance des pays du Sud augmentent et les revenus de l'axe Nord ont peu baissé. Seulement, les bienfaiteurs sont dans une classe d'âge vieillissante. Il faut renouveler les documents pour toucher des gens plus jeunes. Les dons affluent toujours et il se pourrait très bien qu'à l'avenir, le Centre soit pris en charge par une personne laïque.

Localisation

Municipalité: Montréal
Région administrative: 06 Montréal
Lieu: Centre missionnaire Sainte-Thérèse, 817 boul. Gouin Est, Montréal, H2C 1A9
Téléphone: 514 842 6874
Télécopieur: 514 842 6735
Site Web: http://www.centremissionnairecapucin.org

Source

Frère Clifford Cogger
Titre, rôle et fonction : Directeur du centre missionnaire Sainte-Thérèse
Lien avec la pratique : Le frère Clifford Cogger est entré chez les Capucins il y a 50 ans. Après son ordination, il a fait une année de missiologie à Rome. Il est ensuite parti au Tchad, dans le premier groupe de Capucins. Après 15 ans de mission au Tchad, il est devenu aumônier militaire pendant huit ans. Ensuite, on lui a offert la direction du Centre missionnaire Sainte-Thérèse. Il y a travaillé durant six ans avant d'être élu provincial. Quinze ans plus tard, il est revenu au Centre missionnaire, où il travaille depuis cinq ans.

Enquêteurs : Marie Renier, Maude Redmond
Date d'entrevue : 17 février 2011


Partenaires

La réalisation de l’Inventaire du patrimoine immatériel religieux a été rendue possible grâce à l’appui de six partenaires: