Les Cisterciennes de l'abbaye Notre-Dame du Bon Conseil — Le patrimoine immatériel religieux du Québec

Présentation de la communauté

Les Cisterciennes de l'abbaye Notre-Dame du Bon Conseil

Tradition: Christianisme
Appartenance: Catholicisme (rite latin)
Diocèse, association ou regroupement: Diocèse de Québec
Communauté religieuse: Cisterciennes (Trappistines)

Classé sous Organisation religieuse (9200), Communauté (9240), Récit fondateur (9241).

Description


Premières religieuses cisterciennes de l'Abbaye Notre-Dame du Bon Conseil
© Archives Abbaye Notre-Dame du Bon Conseil, soumis à copyright

L’ordre cistercien a vu le jour en 1098 lorsqu’un petit groupe de moines bénédictins a fondé un monastère réformé à Cîteaux (France). C’est d’ailleurs le nom de la ville qui est à l’origine du mot cistercien. Par la suite, l’ordre cistercien gagne en popularité et plusieurs autres monastères sont fondés.
Au début du 20e siècle, les membres des monastères français sont menacés d'expulsion par la Loi Combes. La révérende mère du monastère cistercien de Notre-Dame de Bonneval cherche donc un lieu de refuge pour sa communauté. Elle s'adresse d’abord à dom Antoine, abbé du monastère de Notre-Dame du Lac à Oka qui tente de trouver un diocèse prêt à accueillir la communauté de contemplatives. Après le refus de l'archevêque de Montréal, dom Antoine se tourne vers l’évêque de Québec, monseigneur Bégin. Celui-ci accepte de donner refuge aux cisterciennes, mais doute de leur capacité à recruter de nouvelles religieuses, en raison de leur mode de vie austère.
Un grand terrain à la campagne est alors acheté à Saint-Romuald, sur la rive sud de Québec. Le 21 novembre 1902, dix fondatrices s'y installent dans une petite maison, en attendant la construction de leur monastère. D'autres religieuses françaises viennent s'établir au Québec dans les années suivantes, mais le noyau du monastère de Notre-Dame de Bonneval demeure en France.
En août 1903, Mgr Bégin donne le nom de Notre-Dame du Bon Conseil à la communauté. Le 24 octobre, les sœurs s’installent au monastère. Malgré les appréhensions de Mgr Bégin, des novices prennent le voile dès 1903 et le nombre d'entrées augmente au cours des années suivantes. Puisque la communauté religieuse vit de son travail plutôt que de la quête et des dons, les cisterciennes importent le savoir-faire de leur maison-mère pour assurer leur subsistance. La communauté installe alors une chocolaterie, en reprenant les techniques utilisées en France. Les cisterciennes mettent en place plusieurs petites industries permettant de faire vivre le monastère : exploitation d’une ferme, fabrication d’hosties, confection de vêtements sacerdotaux et gestion d’une petite hôtellerie. En 1923, le monastère de Notre-Dame du Bon Conseil devient autonome financièrement, mais continue de maintenir des liens étroits avec le monastère de Notre-Dame de Bonneval.
Dans les années 1950 et 1960, la communauté est composée de plus de 90 religieuses. Par la suite, ce nombre ne cesse de diminuer. Dans les années 1990, le monastère est trop vaste pour les besoins de la communauté. Les cisterciennes achètent donc un terrain à Saint-Benoît-Labre, en Beauce. La construction d’un nouveau monastère y débute en 2001. L’année suivante, 9 religieuses y emménagent, en pleine campagne beauceronne.

Localisation

Municipalité: Saint-Benoît-Labre
Région administrative: 12 Chaudière-Appalaches
Lieu: Abbaye Notre-Dame du Bon Conseil, 670, rang Sainte-Évelyne, Saint-Benoît-Labre, G0M 1P0
Téléphone: 418-227-0995
Télécopieur: 418-228-6204
Site Web: http://www.trappistine.org

Source

Sœur Louise Picard
Titre, rôle et fonction : Sœur Louise Picard est née à Saint-Romuald en 1942. Elle entre à l'abbaye Notre-Dame du Bon Conseil en 1961. Sœur Picard a eu de nombreuses obédiences au fil des ans, dont responsable de la chocolaterie et chantre (la direction du chant lors des offices). Elle est liturgiste de la communauté depuis plusieurs années.

Enquêteurs : Maude Redmond Morissette, Marie Renier
Date d'entrevue : 22 février 2011


Partenaires

La réalisation de l’Inventaire du patrimoine immatériel religieux a été rendue possible grâce à l’appui de six partenaires: