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Les pratiques vestimentaires des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame

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  • Soeur Patricia Simpson.IPIR 2009, soumis à copyright
  • Habit religieux de la Congrégation de Notre-Dame.IPIR 2009, soumis à copyright
  • Costume de 1864.Archives C.N.D., soumis à copyright
  • Costume des soeurs converses.Archives C.N.D., soumis à copyright
  • L'habit religieux de 1966.Archives C.N.D., soumis à copyright
  • Costume de la Congrégation de Notre-Dame.Archives C.N.D., soumis à copyright
  • Soeur Patricia Simpson.IPIR 2009, soumis à copyright
  • Habit religieux de la Congrégation de Notre-Dame.IPIR 2009, soumis à copyright
  • Costume de 1864.Archives C.N.D., soumis à copyright
  • Costume des soeurs converses.Archives C.N.D., soumis à copyright
  • L'habit religieux de 1966.Archives C.N.D., soumis à copyright
  • Costume de la Congrégation de Notre-Dame.Archives C.N.D., soumis à copyright
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  • Extrait Costume.
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  • Costume CND.
  • Type de fiche
    Récit de pratique culturelle
    Tradition religieuse
    Christianisme
    Appartenance
    Catholicisme (rite latin)
    Communauté religieuse
    Congrégation de Notre-Dame
    Diocèse, association ou regroupement
    Diocèse de Montréal
    Type de communauté
    Communauté de soeurs
    Classification/Cote/Type
    Communauté(9240)
    Pratique vestimentaire(9243)
    Organisation religieuse(9200)

    Historique

    L'origine du costume religieux des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame remonte au XVIIe siècle français. Contrairement au costume féminin de la plupart des communautés religieuses de l'époque, le costume choisi par mère Marguerite Bourgeoys ne constitue pas, à ses débuts, un habit religieux, mais il est très proche du costume laïque. Dans ses écrits, Marguerite Bourgeoys donne les raisons pour lesquelles elle ne désire pas imposer un costume particulier aux membres de sa communauté : il s'agit de femmes séculières dont le but est d'agir dans le monde et pour le monde. Marguerite Bourgeoys précise : « Ce n'est pas par leurs habits que l'on connaît les hommes, mais par leurs oeuvres. » Toutefois, elle propose le choix de vêtements simples et modestes, ce qui deviendra, avec le temps, le costume spécifique des soeurs de la congrégation : un bonnet blanc surmonté d’une coiffe noire, nouée sous le menton, et une longue robe noire, sans décorations, ni bijoux. Le marqueur le plus spécifique est la croix simple, en argent. Ce costume est déjà reconnu comme habit religieux en 1680 et il constitue, jusqu'au XIXe siècle, le costume de base des soeurs de la communauté fondée par Marguerite Bourgeoys. Avec l'arrivée à Montréal, durant le XIXe siècle, de plusieurs communautés religieuses originaires d'Europe, le costume de la congrégation de Notre-Dame connaît des changements. Il devient de plus en plus complexe et plus strict, l'élément le plus spécifique étant la cornette blanche, en plus d'une coiffe noire dont le tiers n'est pas noué. Durant toute la moitié du XIXe siècle, le costume évolue : le voile est porté en arrière et il devient plus long, la robe acquiert des plis plus rigides, les accessoires connaissent des modifications. Au début du XXe siècle, l'utilisation de l'apprêt change la cornette comme la tenue d'autres composants du costume. Durant le XXe siècle, le costume se transforme sensiblement à plusieurs occasions. Après le Concile de Vatican II, en 1966, les soeurs renoncent à leur habit classique au profit d'une robe noire plus simple, avec un simple voile noir. En 1968, les soeurs de la Congrégation de Notre-Dame adopte un costume laïque de couleur brun, gris ou noir. Aujourd'hui, les soeurs peuvent porter soit leur costume noir simplifié, soit un costume laïque. Il leur est obligatoire de porter la croix simple en argent comme signe distinctif d'appartenance à la communauté.

    Description

    Selon la Constitution de la Congrégation de Notre-Dame datant de 1847, les habits de soeurs se présentent ainsi : « Les habits des Soeurs seront simples et modestes. Ils consisteront dans une robe de dessus, fermée par devant en forme de soutane, laquelle sera assez ample pour pouvoir faire des plis sans arrangements, et assez longue pour raser terre et dont les manches seront assez longues et larges pour pouvoir couvrir les mains et dans une ceinture de laine qui puisse faire deux tours, pour tenir la robe serrée. Sous la robe, elles auront un corps de baleines de trois pièces, lassé par devant (...); une camisole longue pour l'hiver, une paire de manches; une jupe de dessous d'une couleur noire ou brune; un tablier noir tout autour, quand elles sortiront (...); une grande coiffe de laine d'une aune et un tiers qui ne sera point noué quand elles sortiront; sous laquelle il y aura une petite coiffure d'étoffe noire; un mouchoir de cou quarré et une cornette de toile commune (...); elles auront une bandelette assez forte pour tenir les cheveux, laquelle ne devra jamais paraître; un bonnet de toile, de coton, ou de flanelle sur les cheveux, auquel on pourra ajouter d'autres bonnets, selon la nécessité (...); les bas seront de couleur foncée (...), les souliers et pantoufles seront de cuir, larges de semelle, et sans façon, ni superfluité, de la hauteur de trois doigts tout au plus, et autant qu'il se pourra, uniformes (...); cette forme d'habits et de chaussures serra gardée fidèlement sans pouvoir être changée par la suite ». Selon le texte de la Constitution de 1911, le voile et la cornette connaissent des changements : « Les soeurs auront un voile assez large pour le relever d'un pli (...); la manière de se coiffer sera de faire deux ou trois plis à la cornette sur la longueur et trois petits plis sur la largeur, qui feront trois petits points. Cette cornette sera attachée par quatre ou cinq épingles, et le mouchoir de cou par une épingle devant et un derrière s'il est besoin ». De plus, on constate des distinctions formelles entre le costume des soeurs de choeur et celui des soeurs converses : « La partie supérieure de la coiffure des soeurs de choeur sera repliée en dedans pour les soeurs converses; (...) un tablier noir pour les soeurs de choeur et de coton rayé pour les soeurs converses ». (1933). Le costume se complexifie en fonction aussi des saisons et des activités : on prévoit des nouveaux composants spécifiques à l'hiver (un châle en flanelle), le domino pour l'été, des gants noirs, un parapluie, des couvre-chaussures et des grands bas pour les sorties. Il y a aussi des particularités concernant le costume des postulantes et des novices. Le premier n'était pas aussi complexe et ne prévoyait pas de voile, mais une bonnette noire avec de la dentelle blanche et une cape noire, sans porter la croix particulière. Durant la cérémonie de la prise d'habits, les postulantes étaient habillées d'une robe blanche. Les novices avaient le même costume que les professes, sauf le voile qui était plus court et fabriqué en soie (et non pas en laine, comme celui des soeurs professes). À la fin du noviciat, lors de la profession des voeux, les postulantes recevaient la croix en argent. Ce qui est important de retenir, c'est que, chaque fois qu'on s'habillait, une prière particulière était faite pour plusieurs composantes du costume : Pour la robe : « Revêtez-moi, ô Jésus, de vos vertus. Communiquez à mon âme vos mérites et les saintes dispositions qui doivent être le vêtement intérieur de vos épouses ». Pour la ceinture : « Seigneur Jésus, attachez-moi à vous et à votre sainte Mère, par le lien d'un amour fort et généreux qui ne se rompe jamais ». Pour le voile : « Ô Vierge immaculée, faites que je conserve avec soin ce symbole de pudeur et de modestie, et que je le porte sans tache au tribunal de Jésus-Christ ». (1889)

    Apprentissage et transmission

    Les pratiques vestimentaires des soeurs de la Congrégation de Notre-Dame sont transmises, au fils du temps, de plusieurs façons : par des textes spécifiques à l'intérieur des diverses Constitutions (comme ceux de 1847, 1889, 1911, 1933), par la fabrication des poupées-modèles ayant la fonction d'un document visuel concernant le costume et par l'enseignement direct durant le postulat et le noviciat et

    Localisation

    Municipalité: Montréal
    Région administrative: 06 Montréal
    MRC: Communauté métropolitaine de Montréal
    Lieu: Musée Marguerite-Bourgeoys, 400, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal, H2Y 1H4
    Téléphone: (514) 282-8670
    Télécopieur: (514) 282-8672
    Courriel: info@marguerite-bourgeoys.com
    Site web: www.marguerite-bourgeoys.com

    Source

    Soeur Patricia Simpson
    Soeur Patricia Simpson est responsable de la recherche en histoire au musée Marguerite-Bourgeoys de Montréal.
    Soeur Patricia Simpson, en tant qu'historienne, a étudié l'évolution du costume spécifique aux religieuses de la Congrégation de Notre-Dame.
    Enquêteurs
    Alina Nogradi
    Maude Redmond Morissette
    Date d'entrevue